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Résumé des faits :
MARS 99 :
je me mets en ménage avec ma concubine Sylvia, qui a elle même entamé une procédure de divorce avec son mari . Sylvia à un enfant de 3 ans aujourd’hui. J’ ai moi-même 2 enfants, issu d’un premier mariage et âgés respectivement de 10 et 17 ans –Lieu de vie commune : Laxxxx- les-St-Clxxxxe, dans un appartement que j’avais loué en Janvier et remis en état en Février 1999. J’assume pratiquement seul ces travaux ainsi que l’achat du mobilier et de l’électroménager.
Très vite, je m’aperçois que quelque chose ne " colle pas " dans notre couple. Sylvia est instable, soucieuse. Elle a déjà du mal à assumer sa " nouvelle vie ".
Finalement elle m’annonce qu’elle est enceinte ! ! Pas vraiment prévu au programme ! ! !A mon avis elle le savait depuis sans doute plusieurs semaines , mais ne m’avait rien dit.
Surprise ! C’ était vraiment beaucoup trop tôt.
Avortement, pas avortement ? ? Choix difficile car déjà au moins 3 mois de gestation. Après un temps d’ hésitation, j’ accepte en accord avec Sylvia de garder l’enfant.
La période " prénatale " commence
….Durant cette période, Sylvia commence à déprimer, et dès lors une incompréhension manifeste se déclare entre nous. Sylvia a commencée à jalouser mon affection, naturelle il me semble, auprès de mes propres enfants, que je ne voyais pas souvent (un week-end sur 2). Elle me reprochait principalement que je faisais de la " différence " vis à vis de son propre fils (Vinxxxt) J’avais beau lui expliquer qu’il me fallait du temps pour m’habituer à un enfant qui n’était pas de moi, lui expliquer que je ne voulais surtout pas me substituer à son père - Elle ne voulait pas comprendre. Une discorde est ainsi née, amplifiée par le fait que Vinxxxt très perturbé par la séparation de ces propres parents , était insupportable et je dois reconnaître que pour moi aussi la transition à été dure. Mes propres enfants ont souffert aussi de la séparation , mais différemment.
La période estivale
débute et les premières vacances furent catastrophique. Nous partîmes une quinzaine de jours en camping , avec mes 2 enfants , Vinxxxt, et Sylvia qui était donc enceinte. Le séjour fut exécrable puisque Sylvia jalouse de mes propres enfants pensait que je la délaissais, alors qu’il n’en était rien.La retour de vacances venu, Sylvia m’annonce qu’elle ne voulait plus " vivre " dans cet appartement et me demanda de déménager dans son ancienne maison conjugale, jusqu’ alors restée inoccupée , puisque le partage et le divorce n’était pas encore prononcé de son coté. Cela ne me plaisait pas vraiment, je lui avait déjà exprimé maintes fois qu’il n’en était pas question, mais j’ai fini par accepter, en pensant que, bénéficier de plus d’espace et un meilleur cadre de vie, (étant moi-même habitué à vivre en maison individuelle depuis de nombreuses années) serait profitable ; les enfants serait ainsi mieux installés et pourrait s’intégrer plus facilement, ce qui ne fut évidemment pas le cas.
Dès que Sylvia fut " chez elle " elle commença par me répéter inlassablement que notre liaison était une erreur et qu’il fallait mieux que je parte vivre ailleurs. Mes enfants, ressentant ce malaise, j’espace leurs droits de visites, volontairement, pour tenter de recadrer nos relations.
Une lente dépression de Sylvia la conduit à un affaiblissement physique général, voir anorexique.
Elle ne mange plus de repas équilibré , grignote , fume énormément, boit beaucoup de café, malgré qu’elle soit enceinte. Mes remarques à ce sujet sont considérées par elle comme une agression. Je finis par me taire.
Bertille naît le
5 Octobre 1999. Je suis content. Je la reconnais immédiatement à la mairie. La période post-natale débute :Sylvia bénéficie d’un congé parentale depuis le mois de Mai 99 et elle ne reprendra pas le travail avant un an Ce qui théoriquement aurait du la réconforter et l’apaiser…. Mais non, sa dépression redouble d’intensité durant l’hiver et le printemps 2000 . Sylvia durant cette période ne dort pratiquement plus, elle se couche très souvent à 2 heures, 3 heures, voir 4 heures du matin.
De mon coté, je commence à me poser des questions, sur cette ambiance déplorable….
Sylvia souhaite que je rachète avec elle la maison, ce que je refuse catégoriquement, compte tenu de la situation. Pas questions d’engagement financier si important dans un tel contexte de vie.
Malgré cela, elle se décide à racheter seule la maison , me retire les clefs, en me disant " trouve toi un autre appartement et quitte la maison…. "
Cette décision me surprend, car financièrement, elle n’est pas capable d’assumer seule la charge d’une maison qui est loin d’être terminée et qui nécessite encore de nombreux travaux pour aménagement. Et de surcroît avec 2 enfants en bas âge. Je me demande toujours comment elle a " monté " son dossier de financement pour la maison, sur quelle base ?
Durant près de 3 mois, à compter du printemps 2000, je réfléchi à la situation, analyse et bilan, puis commence à prendre du recul.
Cette période est également difficile car nous vivons pratiquement l’un à coté de l’autre sans vraiment réussir à se comprendre. Les jours passent…. Soleil, nuage, orage, tempête…..re-soleil. L’incompréhension s’installe .
Je m’occupe énormément de Bertille, m’investie à fond pour elle afin qu’elle ne ressente pas trop ce malaise. J’en arrive même à partir seul à FréJus avec mes 3 enfants durant 4 jours pour le pont de l’Ascension afin de pouvoir décompresser et retrouver un semblant d’équilibre.
Début Juillet 2000, la déprime de Sylvia atteint son paroxysme . Notre vie commune est intenable. Je ne supporte plus de rentrer du travail et de m’entendre dire " part , sort de ma vie, tu n’est pas un bon père , tu ne t’occupe pas de tes filles " etc…. Toute la journée, elle ne fait pas grand chose , ni ménage ni cuisine. Elle joue sur P.C. mots croisés, et s’occupe de " ses enfants ". Lorsqu’elle ne les supporte plus, elle remet Bertille à sa mère, et Vinxxxt à son père.
D’ailleurs Vinxxxt devient de plus en plus insupportable, et je ne peux aborder aucun lien avec lui.
Je décide finalement de partir, je lui annonce que je retourne habiter chez mon ex-épouse fin juillet 2000.
Et là, retournement de situation, elle ne pensait pas à cela, mais plutôt que j’allais partir seul et me morfondre. Elle est dans une telle colère, qu’un soir de Juillet, elle finie par en arriver aux mains, je me laisse battre, sans broncher, face à une telle furie. Un coup violent m’est portée sur le creux du dos, au niveau du rein droit. Elle menace de se suicider, et de suicider Bertille également. Imaginez mon désarroi face à un tel comportement.
En accord avec la sœur de Sylvia, nous faisons appel à un médecin qui décide l’hospitalisation immédiatement, vu l’état physique et mental de Sylvia. 10 Jours après, le psychologue décide d’un commun accord avec elle, de l’envoyer en maison de repos.
Durant 5 semaines environ, elle passera un séjour profitable en maison spécialisée à Saixt-Rxxxy de Proxxxce Je lui donne quelques nouvelles de Bertille, mais le dialogue reste difficile, délicat.
Fin Juillet, comme convenue je déménage, en laissant sur place provisoirement une grande partie de mes meubles et électroménagers, afin que Sylvia ne retrouve pas la maison vide lorsqu’elle rentrera de maison de repos, pensant qu’un choc psychologique supplémentaire ne serait pas vraiment le bienvenue….
Je part donc avec Bertille, qui s’intègre sans aucun problème ni difficulté.
Mes filles et également mon ex.-femme sont remarquables, il faut le souligner. Elles acceptent Bertille, sans concession, sans mépris, sans aucune jalousie, ni rancune et avec beaucoup de tendresse pour Bertille. Elles m’aident physiquement et moralement, car entre temps une sciatique naissante due à une hernie discale me fait souffrir énormément. (coté droit, hasard ? circonstances ?) Je continue malgré cette douleur à m’occuper de Bertille Mes filles et ma femme ont également participé au bien être de l’enfant.
Le mois d’Août s’écoule , des vacances calmes (enfin) , et je m’apprête à reprendre le travail…. Ce que je ferais.
Fin Août, Sylvia me téléphone pour m’annoncer qu’elle est rentrée, et sans plus de préavis, exige immédiatement de voir Bertille. Surprise, car elle ne m’avait évidemment pas prévenue. Je ne peux pas lui refuser, compte –tenu du fait qu’elle ne l’a pas vu depuis plus de un mois…. Je lui remets donc Bertille en toute confiance, d’autant plus qu’elle habiterait provisoirement chez sa mère, Grand-mère de Bertille et nourrice également.
Puis, changement comportemental de Sylvia et de sa famille : les portes " se ferment ", les regards fuient, la discussion tourne en monologue. Je m’y attendait, mais pas si durement.
Les jours s’écoulent , puis elle re-emménage, retourne " chez elle " avec Bertille et depuis refuse catégoriquement de discuter les modalités de Garde de Bertille, surtout durant cette convalescence qui me paraît longue et difficile pour elle.
Elle s’attribue d’autorité la garde de l’enfant, fixe arbitrairement le domicile de Bertille chez elle , m’écarte de toutes possibilités d’entamer une conversation sérieuse avec elle, sans que l’on se fâche. Je lui écrit donc, une fois la carotte, une fois le bâton, difficile de trouver les bons mots…. En fait, je pense qu’elle ne sait pas trop ce qu’elle va faire : elle hésite et semble fortement influencée. De plus, il faudra bien qu’elle reprenne son travail, son employeur n’attendra pas éternellement. A cela s’ajoute les problèmes financiers à régler.
Fin Sept. et ce depuis fin Août , je ne sais toujours pas dans quelles conditions va vivre Bertille.
Le dialogue est rompu ou tout du moins difficile, sans un médiateur.
Cette situation est intolérable, d’autant plus que je me sens totalement écarté de toutes décisions. La seule issue possible serait l’action judiciaire auprès du Juge Aux Affaires familiales. Est-ce vraiment la solution ? ? je suis convaincu qu’un accord amiable est toujours meilleur pour l’enfant.
J’ai le sentiment que Sylvia , très rancunière, assume sa vengeance au travers de Bertille.
" enfant sujet, enfant objet ". le dicton se confirme.
Je bénéficie de l’autorité parentale, au même titre que la mère, ayant reconnu ma fille au moment de la naissance. Vaste blague : Cette autorité, je ne puis l’exercer dans de telles conditions.
La notion de parent, malgré la rupture du couple, existe cependant. Cette co-parentalité est bien réelle et ne peut être ignorée. Il me semble important d’avoir les moyens de l’assumer. Ce n’est pas avec un droit de garde de 4 ou 5 jours par mois pour ma fille que je pourrai assurer son éducation, surtout si je suis totalement écarté des décisions de la mère qui refuse tous compromis.
En outre, nous sommes très inquiet pour Bertille et aucune nouvelle ne filtre également de la part de la belle-famille. Je ne connais pas vraiment non plus l’état de santé de Sylvia. Va t-elle pouvoir assumer seule ?
Une dépression d’un tel niveau ne se soigne pas avec un simple coup de baguette magique…
J’ai peur que cette rupture brusque ne déstabilise Bertille, comme c’est le cas aujourd’hui avec Vinxxxt. D’ailleurs le père de Vinxxxt, je ne sait pas aujourd’hui quel rôle joue t’il. Il vient régulièrement voir Sylvia pour " l’aider " soit disant et voir son fils chez elle. Il passe des week-end entiers chez elle. Ce n’est pas très clair et il me semble que cela me concerne, vis à vis de Bertille, malgré les abnégations de la mère.
Lundi 13 novembre 2000
– La situation ne s’est pas arrangée, bien au contraire. Après 2 mois de négociation avec Sylvia, je n’arrive plus à dialoguer. J’ai appris par une tierce personne que Sylvia a repris le travail. Bien sûr , elle ne m’avait rien dit. Je suis profondément choqué par ce comportement.J’ai entamé une procédure de médiation familiale pour tenter de désamorcer le conflit. Après quelques séances, je n’ai guère d’espoir quand à l’issu amiable…
Sylvia ne m’accorde qu’un droit de visite et d’hébergement pour Bertille un Week-End sur deux, du samedi 13 heures au dimanche soir 19 H. C’est court. Pourquoi pas à partir du vendredi soir ? mystère …. Pourquoi pas le samedi matin puisque Sylvia travaille tous les samedi matin ? ? Incompréhensible, d’autant plus que c’est la nourrice qui doit assumer la garde Bertille le samedi matin : Et pour les petites vacances ? ? même combat ! ! !
Bertille est encore fragile de part son âge précoce . Elle a besoin de ses deux parents, même séparément. Il ne faut absolument pas qu’elle ressente notre discorde d’adultes. Il faut que l’on trouve un accord amiable, sans arrière pensée. Je ne veux pas non plus que systématiquement en cas de défaillance de la mère, ce soit la grand-mère et nourrice qui prenne le relais pour s’occuper de Bertille.
jeudi 28 décembre 2000
Noël est passé…. Je suis en vacances toute cette semaine 52.
Mais Sylvia m’a refusé un droit de visite et d’hébergement, sans raison particulière. Cela fait à ce jour 3 semaines que je n’ai pas vu Bertille. Cela fera un mois si Sylvia ne me donne pas l’occasion de revoir notre enfant avant mon prochain " tour de garde ".Je suis outré
par son comportement. Le soir de Noël , alors que je lui ai laissée Bertille le Week-end entier de Noël (samedi 23, dimanche 24 et Lundi 25 compris) elle me refuse mon souhait de m’occuper de Bertille durant ces petites vacances (alors qu’elle travaille toute la journée et remet par conséquent Bertille en nourrice chez sa mère ! ! !) Sylvia m’a carrément fermé la porte aux nez lorsque je suis venu cherché Bertille le soir de Noël, je suis resté sur le pas de la porte, comme un vulgaire paillasson…. Un soir de Noël ! ! !Je n’ai même pas pu voir notre enfant ne serais-ce qu’une minute. Ces cadeaux attendent toujours sous le sapin… Ma famille et mes deux autres filles ne comprennent pas non plus…
Lettres recommandées et plainte officielle s’impose en moi. L’incompréhension est toujours là. Sylvia continue à exprimer sa haine et ses rancœurs dues à notre échec de couple et notre rupture conjugale, en me privant volontairement d’un droit élémentaire , contre toute éthique et morale , simplement pour se venger et assouvir ces propres sentiments, au détriment de l’intérêt supérieur de notre enfant Bertille…
J’ai même pris la précaution de vérifier : Son fils Vixxxxt est, durant les fêtes de fin d’année , chez son père. Sylvia n’applique pas le même traitement avec son ex.mari ! ! Il y a bien deux poids , deux mesures…. Incompréhensible…. On en arrive à un point ou l’ex mari de Sylvia voit plus souvent Bertille que moi…. Pourquoi focalise t’elle sur Bertille et semble se désintéresser de son propre fils ?
QUELLE TRISTESSE ! ! ! jusqu’où faudra t’il aller pour enfin retrouver un semblant de co-responsabilité parentale ? LA SUITE AU PROCHAIN EPISODE…..
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Je propose LA RÉSIDENCE PARITAIRE
" Une exigence affective et éducative pour les enfants en cas de séparation des parents "
Les aspirations égalitaires des femmes envers les hommes pour ce qui touche aux situations de pouvoir dans la société font, aujourd’hui, l’objet de préoccupations légitimes. Nous voudrions, pour ce qui nous concerne, insister fortement sur d’autres aspirations égalitaires tout aussi essentielles : celles des pères, des enfants et de certaines mères, à une réelle égalité des droits des parents, en particulier dans les situations, de plus en plus fréquentes, où il y a rupture du couple conjugal.
Dans ce but, la résidence paritaire, seul accueil véritablement équilibré de l’enfant, apparaît comme l’unique voie permettant de sauvegarder réellement, au-delà de la séparation conjugale, la pérennité de la double relation parentale, dans ses dimensions affective et éducative.
Les acquis législatifs de 1987 et 1993 sur l’exercice en commun de l’autorité parentale ont en effet montré leurs insuffisances, alors que les expériences d’accueil paritaire déjà réalisées se révèlent pleinement positives, pourvu que quelques conditions essentielles soient réunies.
Je vous demande donc votre avis sur notre cas et un conseil sur la méthode de garde alternée de l’enfant, afin de préserver ce fameux " bien être de l’enfant " tant sujet de discorde entre parents séparés….
Votre avis, constructif et objectif
et s’appuyant sur des thèses sérieuses.Voici Mon adresse e-mail :
c.pratz@wanadoo.frCHRISTIAN P.
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